Flânerie dans le quartier des Gobelins et de la Butte-aux-Cailles

Flânerie dans le quartier des Gobelins et de la Butte-aux-Cailles

Avant de disparaître sous la ville, la Bièvre serpentait à ciel ouvert dans le quartier des Gobelins.

Longtemps essentielle à la vie du lieu, elle en façonna l’histoire artisanale et industrielle.

Recouverte pour des raisons d’hygiène, la rivière s’est effacée du paysage, mais non de la mémoire.

Au fil de cette balade, son tracé invisible guide les pas et permet de remonter le temps, lorsque ses eaux malmenées rythmaient encore la vie du quartier.

Puis le chemin mène à la Butte aux Cailles, enclave préservée à l’allure de village.

Ruelles sinueuses, maisons modestes, esprit frondeur : le quartier a conservé une identité forte, marquée par l’histoire de la Commune de Paris et entretenue aujourd’hui encore par un tissu associatif vivant, des librairies engagées et des cafés aux noms évocateurs.

Une flânerie où le passé, même recouvert, irrigue aujourd’hui un cadre et un art de vivre des plus charmants.

  • Rendez-vous : Sortie du métro Gobelins devant la manufacture
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  • Prix : 12 € / adulte - 8€ / 8-18ans et demandeurs d'emploi
  • Comment participer ? Vous pouvez réserver ici votre place ou venir librement sans inscription
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dimanche 15 mars
11h

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En savoir plus / bibliographie

Honoré de Balzac : La femme de trente ans Cette femme de trente ans, c’est Julie d’Aiglemont, dont le mariage  avec un bel officier de l’armée de Napoléon Ier se révèle vite un échec. Mère d’une petite Hélène, elle fera la connaissance de Charles Vandenesse qui lui donnera un fils, fils qui périra tragiquement sur les bords de la Bièvre.

Michèle Barrière : Souper mortel aux étuves Un roman policier historique savoureux par une historienne passionnée de gastronomie…. Constance, qui vient de perdre son mari dans des circonstances mystérieuses, se lance dans une enquête afin de connaître la vérité. C’est ainsi qu’elle en arrivera à être témoin du « Bal des Ardents », un certain 28 janvier 1393, au château de la Reine Blanche, dans le quartier appelé aujourd’hui « des Gobelins ».

Michel Bussi : Un avion sans elle Universitaire menant parallèlement une carrière d’écrivain, Michel Bussi a décidément plusieurs cordes à son arc. Un avion sans elle prend naissance avec l’accident d’avion du Mont Sainte-Odile, à l’aube des années 1980. Un des personnages-clé du roman habite justement au 21 rue de la Butte-aux-Cailles. Maîtrisant très habilement le suspense, l’auteur ne nous laisse pas respirer jusqu’à la dernière page.

Gustave Flaubert : L’éducation sentimentale Tableau réaliste de la France de 1848 par le grand écrivain normand et histoire d’amour impossible, ce grand roman parisien de Flaubert est une oeuvre très personnelle. Il est certain en effet que l’auteur a mis beaucoup de lui-même dans le portrait de Frédéric Moreau. Un jour ce jeune homme, de retour à Paris, traverse les fortifications, puis se trouve arrêté à l’octroi, occasion d’un tableau pittoresque de ce quartier autrefois enserré entre deux remparts : la muraille de Thiers et le mur des fermiers généraux.

Joris-Karl Huysmans : La Bièvre Un très beau texte de cet écrivain naturaliste, proche d’Emile Zola, en hommage à cette rivière aujourd’hui disparue. Disponible sur Internet.

Claude Izner : La momie de la Butte-aux-Cailles Claude Izner, c’est en fait le pseudonyme de deux soeurs, bouquinistes sur les quais de Paris. Ensemble, elles ont créé  le personnage de Victor Legris, libraire rue des Saint-Pères dans le Paris de la Belle Epoque. Il a déjà plusieurs enquêtes à son actif lorsqu’il s’attaque à une mystérieuse affaire qui prend naissance au coeur de la Butte-aux-Cailles.

Bernard Nabonne : La Butte-aux-Cailles Ecrivain aujourd’hui malheureusement tombé dans l’oubli, Bernard Nabonne, dans ce roman paru en 1925, dresse un tableau de ce quartier encore populaire à l’époque, à travers le portrait de deux enfants de la butte, Lucienne et Marcel.

Jacques Yonnet : La rue des maléfices Ami du photographe Robert Doisneau, poète, romancier, dessinateur et membre actif de la Résistance, Jacques Yonnet  publie La rue des maléfices en 1954. Salué par Jacques Prévert comme un des meilleurs livres écrits sur la France de l’Occupation, La rue des maléfices est tout à la fois roman, recueil de souvenirs du quartier de la Mouffe et collectage d’anecdotes. Dont une, particulièrement savoureuse, prend place sur L’île aux singes, actuel square René-Le Gall.

Paris de Lutèce à nos jours (N° 4) A lire dans cette toujours excellente revue le dossier très complet consacré au mur des fermiers généraux, très bon  complément à notre visite.

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