Baudelaire entre terre et Seine

Baudelaire entre terre et Seine

Aujourd’hui havre de paix, l’île Saint-Louis fut, au XIXᵉ siècle, un lieu de vie et de passage pour de nombreux artistes.

En marge des chamboulements alentour, elle offrait un cadre singulier, propice autant à l’élan créateur qu’au retrait salvateur.

C’est là que Charles Baudelaire prit son envol personnel et littéraire, menant une existence de dandy dispendieux.

Plus tard, Camille Claudel, y vécut presque recluse, retranchée dans son atelier du quai de Bourbon, dans une solitude féconde et tourmentée.

Mais loin de toute vision uniforme de l’artiste maudit, l’île s’est révélée un lieu d’affinités électives, parfois d’attachement, parfois de rejet, pour des créateurs aux trajectoires contrastées.

C’est de cette relation complexe — entre création, excès et génie — qu’est née sa profondeur littéraire et artistique.

  • Rendez-vous : Sortie métro Pont Marie
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  • Prix : 12 € / adulte - 8€ / 8-18ans et demandeurs d'emploi
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En savoir plus / bibliographie

Charles Baudelaire : Les fleurs du mal

A lire et à relire sans modération…

 

Louis Aragon : Quai de Béthune

Un poème hommage à l’île tant aimée du poète

Raymond Boulharès – Marc Soléranski : L’hôtel de Lauzun : trésor de l’île Saint-Louis

Artelia, 2015

Première étude complète consacrée au joyau mal connu de l’île Saint-Louis, ce livre est un ouvrage remarquable, tant par la qualité de son texte que par les reproductions des magnifiques décors XVIIe de l’hôtel. C’est là, sous les combles, que le jeune Charles commença l’écriture de son chef d’oeuvre, Les fleurs du mal, là aussi qu’il assista, en voisin, aux séances du club des haschischins.

Roger de Beauvoir : Les mystères de l’île Saint-Louis : chroniques de l’hôtel Pimodan

Phébus, 2011

Ecrivain aujourd’hui oublié, Roger de Beauvoir a été fort judicieusement réédité par les éditions Phébus. Avec cette fiction historique, dans la veine des romans de cape et d’épée, il nous conte le lotissement de l’île Saint-Louis et la construction de l’un de ses joyaux, l’hôtel Pimodan, aujourd’hui connu sous le nom d’hôtel de Lauzun.

Théophile Gautier : Le club des haschischins

Intégrée aux Contes fantastiques de Théophile Gautier, cette nouvelle est cependant tirée de faits réels qui se sont produits dans l’hôtel de Lauzun, où le Club des haschischins tint ses réunions mensuelles de 1844 à 1849. Théophile Gautier en fut membre, mais également Charles Baudelaire, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas et bien d’autres.

Emile Zola : L’oeuvre

Ce roman de la série des Rougon Macquart est sans doute le plus personnel d’Emile Zola. Il s’y attache au destin de Claude Lantier, archétype même de l’artiste maudit, qui demeure, lui aussi, sur l’île Saint-Louis.

Dominique Bona : La passion Claudel

Grasset, 2006

Autre artiste maudite de l’île, Camille Claudel, élève surdouée et maîtresse de Rodin, occupa un atelier quai de Bourbon. Camille, le sculpteur, Paul, l’écrivain : une biographie réunit les destins passionnés des Claudel, soeur et frère.

Et pour en savoir plus sur Baudelaire

Didier Blonde : Baudelaire en passant

Gallimard, 2003

Didier Blonde, infatigable chineur parisien, enquête sur le poète disparu cent cinquante plus tôt et le suit dans ses déambulations parisiennes, un Paris qu’il ne reconnaît pas, éventré par les grands travaux hausmanniens.

Jean-Paul Avice – Claude Pichois : Passion Baudelaire

Textuel, 2003

Une approche transversale de l’univers du poète, par les ambiances dont il s’est imprégné, mais aussi ses brouillons, ses journaux intimes et ses épreuves corrigées. Passionnant.

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