La traversée de la montagne Sainte-Geneviève

La traversée de la montagne Sainte-Geneviève

La Montagne Sainte-Geneviève se traverse comme on feuillette un livre d’histoire.

Ici, Lettres et Histoire s’entremêlent intimement, couche après couche.

Du Paris gallo-romain au Paris médiéval, la colline change de visage.

C’est au Moyen Âge qu’elle devient un haut lieu du savoir, de l’effervescence intellectuelle et des débats d’idées, dont les collèges anciens et les grandes institutions gardent la mémoire.

Au fil des ruelles qui sillonnent la montagne, les textes prennent le relais.

Des silhouettes surgissent, des voix s’élèvent : une fuite dans la nuit, une révolution qui gronde, une faim qu’il faut apaiser pour quelques sous, une enquête qui s’esquisse à l’angle d’une place.

Cette traversée est une invitation à lire la ville autrement, à laisser la littérature guider les pas et révéler, au détour des rues, la profondeur humaine et romanesque de ce quartier hors du temps.

 

  • Rendez-vous : Métro Cardinal-Lemoine
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  • Prix : 12 € / adulte - 8€ / 8-18ans et demandeurs d'emploi
  • Comment participer ? Vous pouvez réserver ici votre place ou venir librement sans inscription
En savoir plus / bibliographie

Georges Duhamel : Chronique des Pasquier

Largement inspirée par les souvenirs de l’auteur, cette saga familiale a été écrite entre 1933 et 1945. Au début du roman, le narrateur, Laurent Pasquier, vient vivre avec sa famille rue Guy-de-la-Brosse qui « dormait, comme un bras mort, entre la paisible rue de Jussieu et la rue Linné et que faisait retentir, ferraillante, hennissante, la course des omnibus ». Scolarisé au lycée Henri IV, il arpente les rues du quartier.

Honoré de Balzac : Le Père Goriot

C’est dans la rue Neuve-Sainte-Geneviève (aujourd’hui rue Tournefort), sur les pentes de la montagne Sainte-Geneviève que se niche la pension Vauquer, où habite le malheureux Père Goriot, délaissé par ses filles après leur avoir donné tous ses biens.

Georges Simenon : Maigret en meublé

Qui a tiré sur l’inspecteur Janvier dans la tranquille rue Lhomond ? Pour le découvrir, le commissaire Maigret s’installe dans un hôtel meublé du quartier jusqu’au dénouement de l’affaire. L’occasion pour Simenon de nous décrire un quartier de Paris populaire et ses petites gens, comme il sait si bien le faire.

Victor Hugo : Les Misérables

Tentant d’échapper à Javert et à ses hommes, Jean Valjean se trouve acculé dans le quartier imaginaire du Petit-Picpus, qui correspond en fait aux environs des rues Lhomond et Tournefort.

Ernest Hemingway : Paris est une fête

C’est  dans le haut de la rue du Cardinal-Lemoine, que résidèrent Ernest Hemingway et sa première épouse Hadley dans les années 1922-1923. Dans Paris est une fête, l’écrivain américain livre une description bucolique du quartier, traversé à l’époque par des troupeaux de chèvres.

Léo Malet : Micmac moche au Boul Mich’

Dans la série des Nouveaux mystères de ParisMicmac moche au Boul’Mich’ concerne le 5e arrondissement. Nestor Burma, le détective privé à la pipe en forme de tête de taureau, enquête place de la Contrescarpe suite à la disparition d’un certain Toussaint Lanouvelle.

Gustave Flaubert : L’éducation sentimentale

Roman de la désillusion, des amours manquées et de la jeunesse perdue, L’éducation sentimentale commence peu de temps avant la Révolution de 1848. Place du Panthéon, Frédéric Moreau assiste aux prémices du soulèvement, alors qu’il se rend à son cours de Droit.

Honoré de Balzac : Illusions perdues

Le restaurant Flicoteaux, situé à proximité de la Sorbonne, n’a pas survécu au percement du boulevard Saint-Michel. C’est le restaurant des étudiants et des gens fauchés. Inutile de dire que Balzac l’a beaucoup fréquenté. Il en livre un témoignage intéressant dans Illusions perdues. C’est là que Lucien de Rubempré va faire la connaissance d’Etienne Lousteau, qui causera sa perte.

André Gide : Si le grain ne meurt

Si le grain ne meurt est un recueil de souvenirs publié en 1926. André Gide connait bien le quartier du Luxembourg pour y avoir vécu enfant. Il raconte notamment une promenade qu’il fit dans les jardins un soir d’été en compagnie de son père.

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